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Neurofeedback · rétroaction neuronale

Neurofeedback : entraîner l’autorégulation du cerveau.

Une démarche non invasive, ciblée et mesurée, qui aide le cerveau à reconnaître et ajuster certains patrons d’activité.

Une rétroaction visuelle ou sonore en temps réel soutient l’apprentissage. Chaque démarche est liée à un objectif concret et réévaluée selon les changements observés dans la vie quotidienne.

Ce qu’est le neurofeedback

Un signal transformé en rétroaction immédiate.

Des capteurs placés sur le cuir chevelu enregistrent l’activité électrique cérébrale, sans transmettre de courant. Un logiciel transforme certains éléments du signal en rétroaction visuelle ou sonore immédiate. Avec la répétition, le cerveau peut apprendre à reproduire plus facilement certains états. La réponse variant d’une personne à l’autre, les progrès sont suivis concrètement.

Cette démarche peut être pertinente si…

Partir d’une situation concrète.

Une première discussion permet de préciser l’objectif, de choisir les bons repères et de situer le neurofeedback dans votre démarche.

01

Un TDAH est déjà diagnostiqué et vous cherchez un complément non pharmacologique centré sur l’entraînement de l’attention.

02

Soutenir votre concentration pendant une tâche devient difficile ou très coûteux.

03

Le stress ou l’anxiété prennent de la place et vous souhaitez entraîner votre capacité à retrouver un état plus stable.

04

Vous voulez entraîner une capacité cognitive précise — comme l’attention ou la mémoire — avec des repères mesurables.

05

Une douleur persistante mobilise une grande partie de votre attention et de votre énergie.

06

Vous avancez en âge et souhaitez entraîner certaines fonctions comme la mémoire de travail ou la mémoire épisodique.

07

Des difficultés d’attention, de mémoire ou de traitement de l’information persistent après une commotion déjà évaluée médicalement.

Ce que la démarche peut aider à travailler

Sept axes, des objectifs précis et mesurables.

01

Attention soutenue

Travailler la capacité à rester engagé dans une tâche. Les essais rapportent des résultats favorables sur l’attention soutenue, les omissions et la vitesse de traitement.

02

TDAH et autorégulation

Les protocoles standards obtiennent les résultats les plus cohérents. Des gains sont rapportés sur le contrôle inhibiteur et la mémoire de travail.

03

Stress et anxiété

Entraîner l’autorégulation afin de mieux retrouver un état stable. Des recherches rapportent une diminution de l’anxiété et une amélioration de la régulation émotionnelle maintenues au suivi.

04

Mémoire et vieillissement cognitif

Les résultats sont encourageants pour la mémoire de travail et la mémoire épisodique, y compris chez des personnes ayant un trouble cognitif léger.

05

Performance cognitive ciblée

Développer des capacités précises comme l’attention, la concentration, la mémoire de travail, le temps de réaction et la constance sous pression.

06

Douleur persistante

Soutenir l’autorégulation face à la douleur avec des objectifs fonctionnels concrets et des points d’étape permettant de mettre les progrès en valeur.

07

Après une commotion

Soutenir le rétablissement lorsque des maux de tête, des difficultés de sommeil ou d’autres symptômes persistent après l’évaluation médicale.

Chaque axe est relié à des objectifs concrets et observables. L’entraînement est ajusté selon la réponse de la personne afin de soutenir des progrès qui se traduisent dans les activités importantes du quotidien.

Comment ça se passe?

Entraîner, mesurer, puis ajuster.

La progression est suivie dans le signal, à l’aide de mesures indépendantes et dans la vie quotidienne.

01

Clarifier la demande

Préciser la situation, les démarches entreprises et le changement recherché.

02

Définir des repères

Choisir des objectifs simples permettant de vérifier un changement utile.

03

Réaliser les séances

Convertir l’activité enregistrée en rétroaction et ajuster le protocole selon la réponse.

04

Faire des points d’étape

Réévaluer les progrès, puis ajuster ou réorienter si le changement est insuffisant.

Des repères clairs

Comprendre le cadre avant de décider.

01

Un entraînement non invasif

Le dispositif enregistre l’activité EEG et fournit une rétroaction. Il ne lit pas les pensées et n’envoie aucun courant dans le cerveau.

02

Aucun diagnostic par EEG

Le tracé EEG soutient l’entraînement, mais ne pose pas à lui seul un diagnostic.

03

Une démarche complémentaire

Le neurofeedback s’intègre aux soins et suivis pertinents. Aucun résultat individuel ne peut être garanti.

04

Commotion : l’évaluation d’abord

Une commotion récente, des symptômes qui s’aggravent ou un retour aux activités exigent une évaluation et un encadrement médical appropriés.

Neurofeedback ou un autre service?

Choisir l’intervention qui agit directement sur le besoin.

Le neurofeedback peut parfois s’ajouter à une démarche. Il ne remplace pas une intervention psychologique, scolaire ou fonctionnelle indiquée.

Psychologie

Pour évaluer ou traiter une difficulté psychologique; le neurofeedback peut parfois s’y ajouter.

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Orthopédagogie

Agit directement sur les apprentissages et les stratégies scolaires; le neurofeedback ne remplace pas un enseignement ciblé.

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Ergothérapie en santé mentale

Porte sur le fonctionnement quotidien, les routines et la reprise des activités.

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Suivi sportif

Pour encadrer la reprise graduelle des activités et la performance physique; particulièrement pertinent après une commotion.

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Où en est la science?

Des résultats favorables, reliés à des capacités précises.

Notre engagement : nous appuyer sur la recherche, définir des objectifs mesurables et suivre leur évolution dans la vie quotidienne.

2 472 participants

Attention et vitesse de traitement

Dans 38 essais randomisés sur le TDAH, les protocoles standards ont amélioré les symptômes évalués à l’aveugle (SMD = 0,21). La vitesse de traitement obtenait un effet moyen (SMD = 0,57).

Westwood et coll., 2025
Effet de 0,63

Mémoire de travail au suivi

Une synthèse de 17 essais randomisés rapporte des gains sur le contrôle inhibiteur et la mémoire de travail; cet effet atteignait 0,63 après 6 à 12 mois.

Zhong et coll., 2025
Effet de 0,84

Mémoire épisodique

Une méta-analyse en réseau de 60 études a trouvé un effet favorable de l’entraînement alpha face à un contrôle actif.

Yeh et coll., 2025
Maintien à 1 an

Des acquis qui se consolident

Des suivis rapportent des changements durables et des fonctions exécutives devenant plus visibles après l’entraînement.

Alatorre-Cruz et coll., 2022
44 % avec amélioration

Douleur chronique

Dans un essai récent, 44 % du groupe actif a atteint une amélioration d’au moins 30 %, sans signal sérieux de sécurité.

Rice et coll., 2024
Diminution significative

Anxiété et régulation émotionnelle

Après 20 séances, une étude contrôlée rapporte une diminution significative de l’anxiété et de la dépression ainsi qu’une amélioration significative de la régulation émotionnelle.

Abdian et coll., 2021
24 études analysées

Performance et préparation mentale

Cette revue systématique de 24 études rapporte des améliorations de l’attention, de la concentration, du temps de réaction, de la mémoire de travail, de l’autorégulation et de l’anxiété cognitive.

Tosti et coll., 2024
87 participants

Symptômes persistants après une commotion

Cet essai randomisé mené auprès de 87 participants rapporte des améliorations cliniquement et statistiquement significatives des maux de tête, du sommeil et de la qualité de vie après un entraînement en neurofeedback.

Carlson et coll., 2025

Nous suivons l’apprentissage du signal EEG, les résultats aux mesures ciblées, les changements observés dans le quotidien et le maintien des acquis. Cette lecture à plusieurs niveaux permet de mettre les progrès en valeur et d’ajuster l’entraînement.

Professionnels

Un accompagnement centré sur l’entraînement.

Le cadre demeure complémentaire : aucun titre diagnostique ni pouvoir médical n’est attribué aux techniciens.

Questions fréquentes

Décider avec de bonnes informations.

Une première conversation permet de clarifier les objectifs et de déterminer comment cette démarche peut s’intégrer à votre situation.

Est-ce que le neurofeedback peut aider pour un TDAH ou la concentration?

Oui. Des résultats favorables existent sur l’attention soutenue, les omissions, la vitesse de traitement, la mémoire de travail et le contrôle inhibiteur. Les protocoles standards semblent produire les résultats les plus cohérents, et plusieurs progrès chez les jeunes demeurent observables au suivi.

Les effets peuvent-ils durer après les séances?

Oui, certains suivis montrent des acquis encore présents de 6 à 12 mois plus tard, et parfois après deux ans. Une petite étude a aussi montré que l’autorégulation apprise pouvait être retrouvée pendant trois séances de rappel. Le rythme optimal des rappels reste à préciser.

Le neurofeedback peut-il soutenir la mémoire ou prévenir le déclin cognitif?

Des résultats encourageants existent pour la mémoire de travail et la mémoire épisodique chez des adultes âgés, y compris chez des personnes ayant un trouble cognitif léger. Il s’agit d’une piste d’entraînement cognitif prometteuse, pas d’une stratégie démontrée de prévention de la démence.

Est-ce une option pour le stress ou l’anxiété?

Oui. Le neurofeedback entraîne les mécanismes d’autorégulation associés au retour vers un état plus stable. Une étude contrôlée auprès de personnes vivant avec un trouble anxieux généralisé rapporte une diminution significative de l’anxiété et une amélioration de la régulation émotionnelle, maintenues au suivi de trois mois. La démarche peut aussi s’intégrer à un accompagnement psychologique lorsque celui-ci est indiqué.

Le neurofeedback peut-il être utilisé après une commotion cérébrale?

Oui, lorsque les symptômes persistent après une évaluation médicale. Un essai randomisé publié en 2025 rapporte des améliorations significatives des maux de tête, du sommeil et de la qualité de vie chez des personnes ayant des symptômes post-commotionnels chroniques. Le neurofeedback s’intègre alors au plan de rétablissement et au protocole de retour aux activités.

Une option à situer dans votre démarche

Vous vous demandez si le neurofeedback pourrait avoir une place?

Clarifions vos objectifs, vos questions et le rôle que cet entraînement pourrait raisonnablement jouer, seul comme entraînement complémentaire ou combiné à un autre service.

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