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Sexologie

Parler de ce qui compte, sans avoir à le justifier.

Désir, plaisir, douleur, intimité, communication : ce sont des questions de santé, pas des questions à endurer.

Une question de santé

Une difficulté n’a pas besoin d’être un trouble.

Beaucoup de gens attendent des années avant d’en parler parce qu’ils croient que ce n’est pas « assez grave » ou ne savent pas à qui le dire. L’Organisation mondiale de la Santé définit la santé sexuelle comme un état de bien-être physique, émotionnel, mental et social, pas seulement comme l’absence de dysfonction. Une difficulté peut donc mériter d’être travaillée sans devoir être justifiée.

Situations fréquentes

Est-ce qu’une démarche en sexologie pourrait être pertinente?

Le premier pas consiste souvent simplement à pouvoir nommer ce qui a changé dans un cadre professionnel et sans jugement.

01

Le désir a changé, chez vous ou chez votre partenaire, et le sujet est devenu difficile à aborder.

02

Les relations sexuelles sont douloureuses, ou l’appréhension a pris la place du plaisir.

03

Une difficulté d’érection, d’excitation ou d’orgasme s’installe et vous ne savez pas si elle est physique ou non.

04

Vous n’arrivez plus à parler de sexualité sans que cela finisse en malaise ou en conflit.

05

Un événement difficile — deuil, maladie, agression, naissance ou séparation — a modifié votre rapport à l’intimité.

06

Vous vous questionnez sur votre orientation, votre identité ou vos préférences et cherchez un espace sans jugement.

Aucune de ces situations ne signifie qu’un trouble est présent. Elles indiquent qu’il peut valoir la peine d’en parler une première fois.

Ce qui peut être travaillé

Comprendre le corps, la relation et le contexte.

01

Comprendre ce qui a changé

Le sexologue évalue le comportement et le développement sexuels afin de distinguer ce qui relève du corps, de la relation, du contexte ou de l’histoire de chacun.

02

Le désir, sans mythe

Le désir n’est pas une constante et ne fonctionne pas de la même façon chez tout le monde ni à toutes les périodes de la vie. Une partie du travail consiste à défaire des attentes jamais vérifiées.

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Douleur et difficultés fonctionnelles

Les difficultés d’érection, d’excitation, d’orgasme ou les douleurs peuvent être travaillées, souvent en parallèle d’un suivi médical lorsque c’est indiqué, jamais à sa place.

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Parler, concrètement

Savoir aborder le sujet avec un partenaire est une compétence, pas un trait de caractère. Cela s’apprend et peut débloquer une partie de la situation.

À savoir

Ce que le sexologue ne fait pas

Il ne prescrit pas de médicament et ne remplace pas une évaluation médicale lorsqu’une cause physique est possible. Il ne juge pas les pratiques, l’orientation ou l’identité, et ne garantit aucun résultat.

La démarche

Commencer avec les mots que vous avez.

La présence d’un partenaire n’est jamais obligatoire et le rythme de ce qui est abordé vous appartient.

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Prise de contact

Vous décrivez la situation avec les mots que vous avez. Il n’est pas nécessaire de savoir la nommer correctement.

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Premières rencontres

On cherche à comprendre ce qui a changé, depuis quand, dans quel contexte et ce qui a déjà été tenté, seul ou avec un partenaire.

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Démarche et ajustements

Le travail se précise avec vous. Une orientation médicale ou vers un autre service peut s’ajouter en cours de route lorsque c’est pertinent.

Ce service ou un autre?

Choisir selon ce qui est le plus atteint aujourd’hui.

Ces frontières ne sont pas étanches, et il arrive qu’un autre service soit finalement plus approprié — ou complémentaire. Si vous hésitez, décrivez la situation : l’orientation peut être ajustée dès le premier contact.

Sexologie ou psychologie?

Lorsque la sexualité ou l’intimité est le premier terrain atteint, la sexologie est le champ dédié. Quand la difficulté s’inscrit dans une détresse plus large — anxiété, humeur ou suites d’un événement difficile —, la psychologie est souvent le meilleur point de départ.

Découvrir la psychologie

Sexologie ou travail social?

Quand la tension vient surtout d’une charge extérieure — responsabilités familiales, proche aidance, transition ou contraintes matérielles —, le travail social agit sur ce qui pèse. La sexologie reste indiquée lorsque le lien intime lui-même s’est modifié.

Découvrir le travail social

Sexologie ou consultation médicale?

Une difficulté sexuelle peut avoir une composante physique : médication, condition de santé, douleur ou changement hormonal. Une évaluation médicale n’exclut pas la sexologie; les deux approches peuvent être complémentaires.

Décrire votre situation

Ce que les données permettent de dire

Des effets documentés, avec des limites selon les difficultés.

0,58

Un effet documenté sur les symptômes

Une méta-analyse de 20 essais randomisés rapporte cet effet contre liste d’attente et un effet de 0,47 sur la satisfaction sexuelle. Les données sont plus solides pour le trouble du désir et le trouble de l’orgasme chez la femme.

Frühauf et coll., 2013 · IC 95 % : 0,40–0,77
13 essais

Le psychologique et le médical se complètent

Pour la dysfonction érectile, une revue systématique conclut que la combinaison d’une intervention psychologique et d’un inhibiteur de la PDE-5 est plus efficace que l’un ou l’autre seul.

Atallah et coll., 2021
Deux sens

Humeur et sexualité s’influencent

Une méta-analyse de cohortes suivies de deux à neuf ans montre que la dépression augmente le risque de dysfonction sexuelle, et que la relation inverse existe aussi.

Atlantis et Sullivan, 2012
g = 1,12

La thérapie de couple peut améliorer la satisfaction

Les couples en liste d’attente ne s’améliorent pas significativement et aucune des grandes approches étudiées ne s’est montrée supérieure aux autres.

Roddy et coll., 2020; Rathgeber et coll., 2019 · IC 95 % : 0,92–1,31

Ces résultats décrivent des moyennes de groupe. Ils ne prédisent pas ce qui se passera pour une personne ou un couple en particulier.

L’équipe de sexologie

Deux espaces d’accompagnement, un même respect du vécu.

Les sexologues sont membres d’un ordre professionnel. La psychothérapie est un acte distinct qui exige un permis spécifique.

Sexologue · OPSQ #202606-038

Eve Leclerc-Lagacé

Titulaire d’un baccalauréat en sexologie et d’un certificat en études critiques des sexualités, elle offre un espace sécuritaire et sans jugement. Son approche est intégrative, anti-oppressive et centrée sur le rythme, l’autonomie et le vécu de chaque personne, en français ou en anglais.

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Sexologue · OPSQ #202607-064

Elsie Béchard-Pelletier

Elle accompagne en français ou en anglais les personnes dont la sexualité, les relations ou l’intimité sont parfois influencées par des expériences traumatiques. Son approche intégrative s’inspire notamment des courants humaniste et cognitivo-comportemental.

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Questions fréquentes

Avant de commencer.

Vous n’avez pas besoin des bons mots. Dire ce qui a changé suffit pour une première rencontre.

Faut-il venir en couple?

Non. Beaucoup de démarches commencent seules, même lorsque la question concerne le couple. Si une rencontre à deux devient utile, elle se propose — elle ne s’impose pas.

Est-ce que ma situation est assez grave pour consulter?

La santé sexuelle est un état de bien-être, pas seulement l’absence de trouble. Un inconfort qui dure, une gêne persistante ou une question sans réponse suffisent comme motif.

Est-ce que le sexologue fait de la psychothérapie?

Certains sexologues détiennent le permis distinct requis pour exercer la psychothérapie. Les autres interviennent dans leur champ d’exercice, qui couvre l’évaluation et l’intervention sur le comportement et le développement sexuels.

Est-ce que je vais devoir tout raconter à la première rencontre?

Non. Le rythme vous appartient. Une première rencontre sert d’abord à comprendre ce qui vous amène et à vérifier que c’est le bon endroit.

Et si la difficulté a une cause physique?

Une évaluation médicale peut être recommandée en parallèle. Si votre relation comporte de la peur, du contrôle ou de la contrainte, ce n’est plus une question d’intimité : contactez SOS violence conjugale au 1 800 363-9010, 24 h sur 24, ou le 911 en cas de danger immédiat.

Un premier pas sans justification

Parler de ce qui a changé suffit.

La démarche commence avec vos mots, à votre rythme et sans jugement.

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